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Protéger ses données : oui, mais comment ?

5 bonnes (et vraies!) raisons de le faire

La collecte de nos données personnelles offre des possibilités sans précédent en matière d’innovation économique, médicale ou éducative. Cependant, est-ce là une raison pour divulguer au monde entier son revenu, ses mœurs, ses addictions ou son bilan sanguin ? Sûrement pas.

Nos données privées doivent pouvoir le rester. Il est temps de réagir. myCO vous explique pourquoi il est impératif de protéger ses données… et sa vie digitale au sens large.

1. Préserver sa vie privée et celle de son entourage

Un récent rapport de la Commission britannique déclare q’un enfant peut apparaître dans plus de 70 000 publications sur Internet avant même qu’il atteigne ses 18 ans. Une affirmation qui fait froid dans le dos, d’autant plus que bien souvent, ils n’ont rien demandé. Une seconde étude, menée par un institut scientifique américain, a démontré qu’à partir de votre modèle de voiture, il est possible de déterminer vos caractéristiques (origine ethnique, revenu, opinion politique, …). Nul besoin d’être un prodige de l’informatique pour comprendre les enjeux de la protection de ses données personnelles.

Dans notre vie privée, nous avons tendance, bien souvent, à considérer comme acquis notre pouvoir de décision et de partage de nos idées. Alors pourquoi, quand on mentionne un état d’âme sur son téléphone ou ordinateur, nous en perdons le contrôle ? Google, par exemple, menace notre intimité en procédant à l’analyse de nos recherches. Mais il ne s’arrête pas là. Le géant du web analyse également les données que nous stockons dans ses différents services.

Ces données constituent notre profil numérique. Par la suite, Google les transmet à des annonceurs pour nous proposer de la publicité ciblée.

2. Protéger ses données pour limiter la fraude

Le logiciel malveillant Loapi, un cheval de Troie, a envahi certains smartphones Android.

En plus de souscrire à des services payants, ce logiciel infeste littéralement le téléphone de modules néfastes et dangereux. Ces derniers sont destinés à étudier votre appareil, dans le but de sur-solliciter intensément ses composants. Ces modules sollicitent tellement les batteries de nos téléphones qu’ils les épuisent, au point parfois de les faire gonfler et de rendre nos appareils totalement inutilisables !

La cybersécurité est l’une des principales préoccupations des défenseurs des données, et tout le monde commence à comprendre pourquoi. Ces logiciels malveillants s’attaquent à nos données et les siphonnent. Opérations de fraude à la carte bancaire, usurpation d’identité, récolte de données confidentielles, … . Tout est mis en place pour nous faire chanter et obtenir une contrepartie. Ces « e-pirates » ne manquent pas d’imagination pour nous soutirer de l’argent !

3. Garder son libre arbitre

De nombreux dispositifs sont conçus dans l’unique but de collecter nos données, sans notre accord, bien évidemment. Exit le consentement utilisateurs, les moyens mis en oeuvre alimentent la surveillance de masse et/ou orientent nos opinions.

Grâce à des algorithmes opaques dans leur fonctionnement, des applications comme Tinder favorisent les rencontres de profils équivalents : notre score est calculé selon des critères de désirabilité (argent, physique…). On ne maîtrise rien !

On sait que le scandale Facebook-Cambridge Analytica a également détourné les données de 87 millions d’utilisateurs et s’en est servi notamment pour orienter leur vote aux élections présidentielles américaines de 2016.

Aux États-Unis, toujours, la justice a parfois recours à l’intelligence artificielle pour l’aider à déterminer la peine infligée aux accusés. Cette peine est calculée selon une multitude de critères, à la légitimité parfois contestable : antécédents familiaux, difficulté à payer une facture. Une dérive qui entraîne erreur d’appréciation ainsi que discrimination des populations afro-américaines notamment.

4. Protéger pour valoriser ses données

Souvent sans notre consentement, les sites que nous visitons conservent nos données et les vendent à d’autres sites. Prétextant une gratuité de service pour l’utilisateur, elles sont en réalité recyclées en profils revendus à prix d’or et permettent aux annonceurs d’affiner le ciblage publicitaire pour mieux nous influencer dans nos comportements d’achats.

Nous devons impérativement considérer le droit à la propriété des données personnelles pour empêcher intrusions et traçages perpétuels. Grâce à cette prise de conscience, nous pourrions alors apprendre à mutualiser nous-mêmes nos données. Cela pourrait servir à faire avancer de grandes causes, tout en restant en contrôle.

5. Devenir acteur de la nouvelle révolution numérique

Mais il ne faut pas tout voir en noir. A chaque problème sa solution. En effet, naviguer en toute sécurité et utiliser des applications au service du consentement utilisateur restent possible. Ces alternatives éthiques, offrent des services de partage sans vendre nos données.

Il existe des solutions pour mieux contrôler la diffusion de nos données, comme le paramétrage de notre navigateur, le choix d’un moteur de recherche qui ne revend pas sa data, la souscription à une offre VPN… mais cela requiert du temps et de la bonne information. Restez branché(e) sur myCO pour être informé(e), et découvrez notre projet coopératif !

Promis, on ne spame pas ! 

😉